Un an de GYROKINESIS, qu’ossa donne* ?

Lisez les effets observés sur mon corps.

En 2025-2026, j’ai choisi de pratiquer uniquement la GYROKINESIS pour me mettre en forme, un choix délibéré pour observer les bienfaits de cette méthode, lorsqu’elle est pratiquée à raison de quatre cours par semaine. En même temps, je vivais ma première année de retraite, donc avec beaucoup moins de stress que lorsque je travaillais.

Tous les matins, je prenais le temps de m’étirer dans mon lit, ma ligne postérieure (position fœtale), ma ligne antérieure (position du sphynx), je faisais des jeux de jambes pour ouvrir doucement les articulations des hanches. Mais surtout, je faisais une relaxation consciente en me laissant me déposer sur mon matelas, et encore plus, et encore plus. Je sentais clairement le stress sortir, s’évaporer de mes tissus, surtout dans l’abdomen. Quelle sensation agréable! Je crois qu’on finit par aimer davantage son corps en le chouchoutant ainsi. Un résultat immédiat de ma pratique a été le bien-être que la méthode me procurait.

Cependant, je ne m’étais pas vraiment confrontée à d’autres activités physiques avant le printemps pour valider mon degré de forme. J’aimerais vous raconter quelques anecdotes significatives.

Au printemps, j’entreprends des travaux de rénovation. Je suis sidérée quand après avoir peint des plafonds, je constate que je n’ai nullement eu mal au cou, alors qu’il y a 10 ans, j’avais demandé à mes neveux de les faire parce que j’en étais incapable. Finalement, ça se comprend facilement pour ceux et celles qui connaissent les exercices de courbes et d’arches, ainsi que les vagues de la colonne vertébrale, toujours avec un souci d’espacer les vertèbres cervicales, notamment.

Puis cet été, je me suis adonnée à la natation (600 m) et au vélo (35 km). Ce sont des distances respectables pour une personne non entraînée. J’ai été surprise de ne ressentir aucune courbature par la suite. Habituellement, quand on fait un nouvel exercice, on est courbaturé. Bien sûr, je ne poussais pas la machine au maximum, j'étais plutôt en mode promenade. J'étais tout de même contente de constater que mes jambes, mes bras et mon dos « savaient » comment forcer. Je crois que mon centre, d'où devraient partir tous nos mouvements, est bien tonifié et que les différentes parties de mon corps sont bien connectées les unes aux autres, ce qui m’offre une bonne endurance à l’effort. De plus, pour mes travaux de jardinage, je m’accroupis et je m’assois sur mes talons pour manœuvrer les outils ; alors je remercie ma souplesse et la mobilité de mes articulations.

À défaut d’être thérapeute, je vous livre ici mes observations. Mais je serais absolument curieuse de mieux comprendre, et de pouvoir mieux expliquer, comment la méthode d’exercice GYROKINESIS est respectueuse du fonctionnement du corps et pourquoi elle est si efficace. Si vous êtes un thérapeute du corps, merci de valider ou d’invalider mes propos, et d’expliquer ce qui me permet de faire de l’exercice sans avoir mal et sans me blesser.

* « Qu’ossa donne ? » est une expression québécoise familière, contraction orale de « Qu’est-ce que ça donne ? ». Elle est très connue grâce au célèbre monologue d’Yvon Deschamps, Les unions, qu’ossa donne ? (1968).

Comment j’ai occupé mon premier été de complète liberté depuis l’âge de 16 ans ou Vive la retraite au Québec !